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Les PCB et les autres substances analysées
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      Les PCB en quelques mots

Les PCB, ou PolyChloroBiphnyles, sont des composés organiques aromatiques fortement chlorés plus connus en France sous le nom de pyralènes. Très utilisés partir des années 1930 dans l'industrie, on les retrouvait notamment comme isolants dans les transformateurs électriques et les condensateurs, comme lubrifiants dans les turbines et les pompes ou comme composants d'huiles, de soudures, d'adhésifs et de peintures.

Depuis 20 ans, en raison des risques sur la santé posés par la présence de ces substances dans l’environnement, les PCB ne sont plus ni produits ni utilisés dans la fabrication d'appareils en Europe. Les PCB font partie de la liste des polluants organiques persistants (POPs) de la convention de Stockholm.

Cependant, les PCB sont peu biodégradables et peu solubles dans l'eau. Compte-tenu de leurs usages passés, ils se sont progressivement accumulés dans les sols et les sédiments.

Les sédiments de plusieurs cours d'eau français sont ainsi aujourd'hui contaminés par les PCB. En outre, les PCB s'accumulent dans les organismes vivants, principalement dans les tissus graisseux. Les espèces de poissons présentant une forte teneur en matière grasse comme les anguilles sont donc plus susceptibles d'être contaminées ainsi que les espèces vivant au contact des sédiments comme les brèmes, les barbeaux et les carpes.

      Autres substances d'intérêt analysées dans le cadre de ce plan

En complément des analyses sur les PCB, d'autres données ont été acquises sur d’autres substances à fort enjeu réglementaire.

Ainsi pour le mercure (Hg), l’hexachlorobenzène (HCB) et l’hexachlorobutadiène (HCBD), des normes de qualité environnementale ont été définies au niveau communautaire ; elles sont applicables dans l’indicateur le plus approprié selon les cas parmi les poissons, mollusques, crustacés ou autre biote.

  Hg Mercure

Le mercure (Hg) est l’un des contaminants les plus étudiés, notamment en raison de sa toxicité intrinsèque et de son caractère bio-amplifiable. Le mercure est un polluant « global » qui se retrouve dans des milieux souvent éloignés de toutes sources d’émission, en raison notamment de la présence d’une phase gazeuse dans son cycle.

Le mercure est naturellement présent dans l’environnement en tant qu’élément constitutif de la croûte terrestre, mais d’importants flux de ce métal vers l’environnement sont liés aux activités humaines contemporaines (combustion du charbon, productions de chlore et de soude caustique, de ciment, de fer et d’acier, incinération des déchets), ou à la remobilisation de stocks « historiques » de mercure à partir des sols, des sédiments, et des masses d’eau contaminées, et de divers produits contenant du mercure mis en décharge.

Le cycle du mercure dans l’environnement est complexe. Il fait intervenir différentes formes chimiques de cet élément, et des équilibres de réactions gouvernés par de nombreuses variables (pH, luminosité, température, conditions redox, concentration relative des différentes espèces chimiques de Hg, activité bactérienne, etc.).

Plusieurs espèces chimiques du mercure coexistent ainsi dans l’environnement aquatique. Cette spéciation du mercure dans l’eau et les milieux aquatiques joue un rôle fondamental, car elle influera sur la biodisponibilité de ce contaminant, ainsi que sur sa capacité à être bio-accumulé et bio-amplifié dans les réseaux trophiques, et sur sa toxicité.

Les sédiments superficiels où les processus de méthylation du mercure sont les plus intenses, en raison notamment d’une importante activité des bactéries sulfato-réductrices et des conditions environnantes anoxiques, sont une source importante de mercure pour l’ensemble de la chaîne trophique.

en savoir plus source INERIS 2005 – « données technico-économiques sur les substances chimiques en France »

  HCB Hexachlorobenzène

L’hexachlorobenzène est un composé organique aromatique chloré. L’HCB figure dans la liste des polluants organiques persistants (POPs) de la Convention de Stockholm qui vise à éliminer les rejets de ces substances dans l’environnement.

Jusqu’aux années 1980, l’HCB était utilisé en tant que fongicide pour l’enrobage des semences et le traitement des sols. L’HCB est interdit en France depuis 1988. En Europe, il n’est plus produit intentionnellement, ni commercialisé depuis 1993. Cependant, il peut encore être émis dans l’environnement de façon involontaire au cours de la fabrication ou de l’utilisation des solvants chlorés ou lors de l’incinération des déchets. Les rejets liés aux activités agricoles représenteraient également une source majeure d’HCB dans les eaux via la lixiviation, le ruissellement et/ou le drainage ; ces rejets proviendraient de la contamination des pesticides par l’HCB.

La contamination de l’environnement par l’HCB est attribuable à la nature dissipative des utilisations passées de ce produit, à sa persistance dans le milieu naturel et à son transport atmosphérique à grande distance. Dans les milieux aquatiques, on retrouve surtout l’HCB dans les phases organiques (sédiments et organismes) ou associé aux matières organiques en suspension plutôt que dissous dans la phase aqueuse. Une fois dans les sédiments, l’HCB tend à y rester ; les phénomènes de désorption à partir du matériel de fond remobilisé contribuent cependant à apporter continuellement du HCB dans la colonne d’eau. La biodégradation microbienne du HCB prend plusieurs années, et les demi-vies environnementales de ce composé varient entre 3 et 6 ans dans l’eau, et sont supérieures à 3 ans dans les sédiments.

source INERIS 2005 – « données technico-économiques sur les substances chimiques en France »

  HCBD Hexachlorobutadiène

L’hexachlorobutadiène (HCBD) est un composé organique chloré.. Il n’existe pas de sources naturelles de HCBD dans l’environnement. D’après EURO CHLOR, la production commerciale de HCBD a été entièrement éliminée en Europe. Cependant, ce composé peut encore être émis dans l’environnement en quantités relativement faibles notamment par des usines de production et de régénération de solvants chlorés.

En France, l’HCBD était largement utilisé comme fumigène pour traiter les vignes contre le Phylloxera. D’après l’union des industriels pour la protection des plantes, il n’est plus utilisé comme produit phytosanitaire et n’est pas non plus un sous-produit de fabrication d’autres produits phytosanitaires.

Dans les eaux naturelles, il ne se produit aucune dégradation anaérobie du HCBD. En raison de sa faible solubilité dans l’eau et de son coefficient de partage sol-eau relativement élevé, l’HCBD tend à se volatiliser à partir des phases aqueuses et à s’adsorber aux particules en suspension et à se déposer sur les matériaux de fond. Les sédiments constituent un puits pour l’HCBD rejeté dans l’eau, et l’on s’attend qu’il persiste dans ceux qui présentent une forte teneur en matières organiques.

(source : INERIS 2005 – « données technico-économiques sur les substances chimiques en France »).

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Un plan interministériel
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Le plan national d'actions sur les PCB a été lancé officiellement le 6 février 2008. Ce plan national est issu de la collaboration des ministères en charge du
développement durable, de la santé et de l'agriculture
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Ministère en charge de la santé
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Ministère en charge de l'agriculture
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Ministère en charge du développement durable

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